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La "Grande opportunité"​

Les chiffres parlent d'eux-mêmes, la "Grande démission" est une lame de fond qui n'épargne aucune économie.



  • D'après le Bureau of Labor Statistics, 38 millions d'américains ont quitté leur travail en 2021, dont 40 % sans avoir d’autre emploi lors de leur prise de décision

  • Selon une étude réalisée par Microsoft au niveau mondial, 41% des salariés envisageraient de démissionner en 2022

  • Sur TikTok, le hashtag #quitmyjob dépasse les 230 millions de vues

  • En France, selon la Dares - ministère du Travail, on constate mi-2021 un niveau de démission de CDI supérieur de 19.4% vs. 2019

  • D'après l'Obsoco, 12 millions d'actifs français envisageraient une reconversion professionnelle (et au moins autant aimeraient aller vivre ailleurs...)


Nous le savons et l'expérimentons tous les jours : la crise sanitaire a durablement modifié notre rapport au travail. Des pratiques exceptionnelles, comme le télétravail, deviennent des normes qui se structurent progressivement et forcent les entreprises à remettre en question leur organisation du travail.



Pour autant, la crise sanitaire n'est pas la cause de la "Grande démission" mais plutôt son révélateur.

Comme le dit si justement Warren Buffet : "C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus". Le confinement et le télétravail ont permis à de nombreux salariés de prendre du recul par rapport à leur travail tout en révisant leurs priorités personnelles.

Si la crise sanitaire a agi comme déclencheur, les motivations profondes des salariés qui passent à l'action ne sont pas nouvelles :

  • Salaires trop bas / baisse du pouvoir d'achat

  • Problèmes managériaux

  • Inéquités

  • Mauvaises conditions de travail

  • Déséquilibre vie privée / vie professionnelle

  • "Bullshit jobs" / besoin de sens et d'utilité

👉 Il est important de noter que les concernés ne sont pas pour autant déserteurs. Pour la plupart, ils s'orientent soit vers des entreprises leur proposant de meilleures conditions de travail (meilleur salaire, plus de flexibilité horaire, moins de pénibilité, etc), soit vers des projets alternatifs porteurs de sens (indépendants, start-ups, associations, reprise des études, etc).


La "Grande démission" est donc un signal d'alerte que les entreprises doivent prendre au sérieux sans attendre sous peine d'en payer le prix fort :

  • Impact direct sur la production

  • Surcharge et désengagement de ceux qui restent

  • Difficulté à recruter / attirer les talents

  • Hausse progressive des salaires

  • Impact indirect sur la consommation


Les entreprises et leurs dirigeants ont la responsabilité de réagir en urgence à ce signal d'alerte.


Comme le rappelle sagement Pascal Demurger - Directeur Général du groupe MAIF - dans une tribune récente : "Notre responsabilité, en tant que manager ou dirigeant, est ainsi de créer les conditions propices à l’épanouissement individuel. Une entreprise est en effet avant tout une communauté humaine".


Si les méthodes traditionnelles consistent à traiter les symptômes (turnover, absentéisme, burn-out...), nous pensons que face à ce phénomène sans précédent, il est indispensable de s'attaquer à la source du désengagement en insufflant une autre dynamique, positive et inspirante.

Bonne nouvelle : les solutions ne manquent pas et nous avons toutes les cartes en main !

La difficulté réside plutôt dans la capacité des organisations à regarder la situation en face, à remettre en question leurs dogmes et à prendre le risque d'inventer leur futur !


Voici 5 pistes d'actions concrètes que nous proposons à l'ensemble des dirigeants et des DRH :

  1. LE YALTA DE L'ENGAGEMENT : Prendre 2 jours avec le comité de direction pour travailler sur la prise de conscience de la situation et trouver le courage collectif pour agir;

  2. LA CARTOGRAPHIE : Faire le point sur le niveau d'engagement de tous les secteurs de l'organisation pour ajuster l'attention managériale en fonction des enjeux réels ;

  3. LES LIENS ESSENTIELS : Communiquer aux salariés un cadre de travail clair qui favorise le collectif et la création de lien - la semaine de la Qualité de Vie au Travail du 20 au 24 juin 2022 peut être une belle occasion de marquer le coup ;

  4. LA FIN DU BRICOLAGE : Annoncer officiellement la fin de la période précédente tout en capitalisant sur ce qu'elle a appris et révélé à l'organisation ;

  5. LA REMISE EN MOUVEMENT : Lancer un grand programme participatif visant à inventer les nouveaux environnements de travail, les nouveaux rituels de management hybride et les nouvelles manières d'interagir avec les partenaires business.


⚡️ Alors êtes-vous prêt à saisir la "Grande opportunité" plutôt que de subir la "Grande démission" ?


🎯 Si une de ces pistes vous intéresse, parlons en !